Nouvelle année : le vrai faux-problème des mauvaises bonnes résolutions

2015Petite tranche de réalité-fiction dont les ressemblances seraient purement fortuites :

Minuit passée, dans la nuit du premier janvier. D’un « 5, 4, 3, 2, 1, Bonané » votre hôte de réveillon a libéré la liesse à l’approche du dessert. Vous vous précipitez vers votre meilleure amie Rita (prénom non contractuel) pour l’embrasser et lui souhaiter tout le meilleur.

« Et toi, qu’est-ce qu’on te souhaite pour cette nouvelle année ?
– Dix kilos de moins », lui répondez-vous, sans trop avoir réfléchi. On ne réfléchit jamais assez pour dire ce genre de choses. C’est dans l’air, c’est sorti tout seul.
« Ça ne pourra pas te faire de mal », réplique-t-elle avec un sourire complice. Ça aussi, c’est sorti tout seul. De toute évidence, vous en avez vraiment besoin.

Et puis c’est trop tard à présent. Les mots ont été prononcé, vous ne pouvez plus les reprendre. Il va vous falloir honorer vos bonnes résolutions naissantes : manger plus sain, faire du sport, arrêter de fumer, boire moins d’alcool, reléguer la télévision au sous-sol, lire des livres, prendre soin de vous, changer de job, trier vos déchets, commencer à vous intéresser à l’écologie et à la politique… La liste est potentiellement infinie des « changements essentiels » que nous nous jurons de mener à bien autour du passage rituel de la nouvelle année.

Se remettre au monde

Respecter, ce n’est pas s’incliner devant la loi, mais devant un être qui me commande une œuvre. Mais pour que ce commandement ne comporte aucune humiliation – qui m’enlèverait la possibilité même de respecter -, le commandement que je reçois doit être aussi le commandement de commander celui qui me commande. Il consiste à commander […]